“Chant de d’Arco I. Le Mal” d’Antonio Moresco (Chemin de fer, 2025)
« Je m’appelle D’Arco et je suis un flic mort. »
Ça commence comme ça. Et ça vous raconte l’histoire de ce D’Arco, flic mort donc, qui officie dans la ville des morts (si si), et à qui l’on confie la tâche d’enquêter au sujet de mystérieux chants d’enfants qui résonnent entre les gratte-ciels à la nuit tombée.
On s’arrête là. On n’est pas allé bien loin, notez. Et on vous laissera vous faire dévorer par le vertige de ce premier volet d’une trilogie originellement sortie dans une belle brique de sept-cents pages italiennes. Moresco, Antonio de son prénom, on le connaissait de loin, mais il fait une entrée tonitruante dans notre univers littéraire. Edité chez Verdier jusque là, c’est grâce aux talentueux messieurs du Chemin de Fer que ce Polar monumental voit le jour, traduit par Laurent Lombard, son traducteur attitré.
Une fois n’est pas coutume on vous parle, vous l’avez compris, d’un véritable roman dit Policier. Antonio manie ici tous les styles et les approches : à la fois métaphysique, nerveux, occulte, tourmenté et vengeur. C’est une plongée dans l’horreur, une quête personnelle et existentielle, un châtiment qui s’abat comme une enclume. « Le Mal » est une entrée en matière magistrale, qui trouble autant qu’elle galvanise. On est à la fois dans Sin City, Dark City, Les Chambres rouges, et une séance d’hypnose totale.
C’est à faire lire à tout le monde, lecteur d’un livre occasionnel quand vraiment y a rien d’autre sous le coude comme bibliophage invétéré.
C’est très, mais alors, très très grand. Vivement la suite.
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